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Nous ne reviendrons pas sur ce qu'on appelle "le cours de Wauquiez" qui qualifie de guignols ses amis les Républicains, traite également de guignols les Députés. On comprend pourquoi Jacques Barrot ne voulait plus entendre parler de lui.

Mais il faut qu' il s'explique : les cours qu'il donne dont on voit le niveau, méritent semble-t-il rémunération ! Wauquiez a-t-il besoin d'être payé pour dire du mal des autres ! Cela lui permet sans doute d'acheter ses parkas rouges pour faire peuple. Si Wauquiez est rémunéré par cette école et si cette école touche une subvention de la Région, il doit démissionner. Les Députés guignols dont ils parlent ont pour la plupart assuré des interventions scolaires et universitaires sans aucune rémunération. Mais lui a sans doute des fins de mois difficiles.

Quant au porte parole des Républicains voulant voler au secours de son chef (Platret écrivain mondialement connu.......) Maire de Chalon-sur-Saône, quel mépris trouve t-on dans ses paroles ! "C'est du niveau d'un CAP d'ajusteur-monteur" dit-il, Platret devrait savoir qu'un CAP d'ajusteur-monteur c'est difficile à obtenir, qu'il faut de la rigueur, de la méthode, des connaissances mathématiques et scientifiques, de l'adresse manuelle, une bonne perception de l'espace.... Alors si le niveau du CAP est si faible, il faut qu'il le passe.

Et puis s'il n'y avait pas eu d'ajusteur-monteur il n'aurait pas pu faire imprimer ses livres. Car sans machine à imprimer (dont la réalisation nécessite beaucoup d' ajusteurs-monteurs), il en serait encore à écrire à la plume d'oie (et encore pas sûr car pour tailler une plume d'oie il faut un couteau et pour fabriquer un couteau il faut un ajusteur-monteur) ! La littérature de Bourgogne ne s'en serait pas remise !

Guy Chambefort

Dans certaines collectivités territoriales (communes notamment) le 1er janvier 2018 a été choisi pour mettre en place un nouveau régime indemnitaire appelé du joli nom de RIFSEEP. Cette mise en place non obligatoire a pour but d’harmoniser le régime indemnitaire des fonctionnaires d'Etat et celui des fonctionnaires des collectivités territoriales. En effet, il est nécessaire périodiquement de remettre un peu d'ordre dans les différentes indemnités qui sont accordées.

Qu’est-ce-que le RIFSEEP ? Ce que dit le décret :

Le décret n°2014-513 du 20 mai 2014 a instauré dans la fonction publique un nouveau régime indemnitaire applicable aux fonctionnaires de l’Etat.

Le nouveau régime indemnitaire est transposable à la fonction publique territoriale sous réserve de respecter certains préalables.

1)     En application du principe de libre administration des collectivités territoriales, celles-ci sont toutefois libres d’instituer ou non ce nouveau régime indemnitaire.

2    La collectivité est tenue de respecter le principe de parité avec l’Etat (il n’est pas possible de dépasser le montant global des primes octroyées aux agents de l’Etat).

      Le nouveau régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l’expertise et de l’engagement professionnel (RIFSEEP) est composé de deux parties :

►l’Indemnité de Fonctions, de Sujétions et d’Expertise (I.F.S.E) qui vise à valoriser l’exercice des fonctions.

Cette indemnité repose, d’une part, sur une formalisation précise en tenant compte de l’expérience professionnelle.

► le Complément Indemnisation Annuel (C.I.A) lié à l’engagement professionnel et à la manière de servir.

 

Comment est mise en place l’indemnité I.F.S.E

A)    Chaque emploi ou cadre d’emploi est réparti entre différents groupes de fonction au vu des critères professionnels suivants :

Critère 1 : fonction d’encadrement, de coordination, de pilotage ou de conception.

Critère 2 : technicité, expertise ou qualification nécessaire à l‘exercice des fonctions.

Quelles sont les différents groupes de fonction.

Il est recommandé de prévoir au plus :

-          4 groupes de fonctions pour les grades relevant de la catégorie A

-          3 groupes de fonctions pour les grades relevant de la catégorie B

-          2 groupes de fonctions pour les grades relevant de la catégorie C

Les groupes de fonctions sont hiérarchisés : le groupe A devant être réservé aux postes les plus lourds.

Les montants maxima par groupe de fonction sont fixés par arrêté ministériel.

Critère 3 : sujétion particulière ou degré d’exposition du poste au regard de son environnement professionnel.

Quand est réexaminé le montant de l’I.F.S.E ?

            Le montant de l’indemnité de fonction, de sujétions et d’expertise fait l’objet d’un réexamen :

-          En cas de changement de fonction

-          Au moins tous les 4 ans en l’absence des changements de fonction

-          En cas de changement de grade à la suite d’une promotion.

Que doit prévoir la délibération ?

-          La délibération doit définir le montant plafond pour chacun des groupes de fonction, dans la limite du plafond global, constitué de la somme des deux parts prévues par l’article 88 de la loi du 26 janvier 1984 précitée.

-          Maintien durant les périodes d’absence pour maladie ou congés familiaux (maternité). L’organe délibérant doit se prononcer à ce sujet au regard du principe de libre administration et de parité avec la fonction publique d’état.

● Les bénéficiaires

            Une délibération devra décider d’instituer l’I.F.S.E à une liste de bénéficiaires :

-          agents titulaires et stagiaires à temps complet, à temps non complet et à temps partiel,

-          éventuellement aux agents contractuels de droit public à temps complet, à temps non complet et à temps partiel.

● Les agents seront répartis dans un groupe de fonctions.

Qu’est-ce qu’un groupe de fonctions ?

Le groupe de fonctions est la colonne vertébrale du nouveau dispositif indemnitaire. Il s’agit de la définition de l’espace professionnel au sein duquel évolue l’agent. A chaque groupe de fonctions correspond un plafond de primes annuelles. Il n’y a pas de plancher. Le nombre de groupe de fonctions est déterminé au regard de la variété des missions propres à chaque cas.

Le Centre de Gestion de Loire Atlantique propose sur son site les chiffres du montant maximal brut annuel (RIFSEEP cdg44).

 

Mise en place du Complément Indemnitaire Annuel (C.I.A).

Cette seconde prime intégrée au RIFSEEP, facultative permet de reconnaître spécifiquement l’engagement professionnel.

Lorsqu’il est mis en œuvre, ce versement indemnitaire est versé annuellement en une ou deux fractions.

Sont alors appréciées la valeur professionnelle de l’agent, son investissement professionnel dans l’exercice de ses fonctions, son sens du service public, sa capacité de travailler en équipe et sa contribution au collectif de travail.

La détermination du montant de ce complément indemnitaire est très simple, les attributions individuelles sont comprises entre 0 et 100 % d’un montant maximal fixé par groupe de fonctions.

Par délibération il pourrait être versé mensuellement.

 Le versement individuel est facultatif (à distinguer de la mise en place du CIA qui est obligatoire).

Voir les valeurs sur cdg.44.

 

Réponse aux questions sur le RIFSEEP

 

♦ Le RIFSEEP doit maintenir le niveau des primes versées auparavant. Si cette obligation est reconnue pour les fonctionnaires d’Etat par le décret, elle ne pouvait l’être pour les collectivités locales en raison des principes de libre administration. Mais le principe de parité l’impose implicitement.

♦ La mise en place du RIFSEEP oblige à jouer sur les critères pour qu’un agent retrouve une prime équivalente à celle qu’il avait précédemment.

Si ce n’est pas le cas comment justifier qu’un agent remplissant une tâche dans les mêmes conditions que précédemment pourrait voir son montant baissé du seul fait d’un changement de texte. Cela n’est pas possible dans la fonction publique.

♦ La prime de fin d’année dans les communes de l’agglomération Moulinoise, avantage acquis depuis de nombreuses années doit être intégrée au RIFSEEP à travers l’IFSE.

L’IFSE pouvant être compris entre 0 et le montant maximum brut annuel des fonctionnaires d’Etat.

♦ Dans certaines communes, des agents de catégorie B ou C se retrouvent du fait d’une application restrictive des critères avec un RIFSEEP inférieur à leur précédent régime indemnitaire contrairement à l’esprit du décret appliqué à la fonction publique d’Etat.

Il a été imaginé la création d’une Indemnité Différentielle Dégressive (I.D.D).

Aucun texte ne prévoit cela.

Cette notion de dégressivité est complètement illégale. En effet, il serait prévu que lorsqu’un agent concerné, verrait l’évolution de sa carrière (prise d’échelon, de grade)…son salaire global serait maintenu ce qui automatiquement entraînerait une réduction de cette I.D.D.

Il ne peut y avoir aucun lien entre la carrière et le régime indemnitaire. Cette I.D.D qui est illégale va avoir pour conséquence de bloquer pour un certain temps le salaire lié à l'évolution de carrière.

Guy Chambefort

Grande crue exceptionnellement forte de l'Allier du 23 au 28mai 1733

Le journal d'un bourgeois de Moulins en fait le compte rendu suivant :

“Le 30 mai, les eaux s’étant retirées, les échevins de Moulins sont allés à travers la ville constater les ravages qu’y a fait la crue. Le couvent et l’église des Jacobins (Sacré‑Coeur actuel) ont été dévastés. Dans les chambres du couvent, les eaux ont renversé les meubles et emporté les effets. Dans l’église où il y avait trois pieds d’eau, il y avait de grands dommages. Tout le quartier du bas Allier était submergé ; en certains points l’eau s’élevait à 7 et 10 pieds. Les habitants se réfugièrent dans les greniers d’où on ne put les sortir qu’en pratiquant des ouvertures dans les toitures. A Hôpital St‑Gilles, il fallut monter les malades dans les combles. Pendant les trois jours que dura la crue, le maire, le curé et les échevins embarquaient place des Lices (d’Allier) sur des radeaux faits avec des tonneaux vides, naviguant de rue en rue pour porter du pain aux inondés ou sauver ceux dont les maisons menaçaient de s’effondrer ; sur leur passage ce n’était que meubles flottants. Le quartier de la Madeleine fut le plus éprouvé ; là, plusieurs maisons s’abîmèrent dans les flots sans que personne n’y put y porter du secours, l’impétuosité de la rivière empêchant de passer. Des prières publiques furent ordonnées par l’évêque d’Autun sur la demande du maire à l’effet d’implorer la miséricorde de Dieu pour la cessation du mauvais temps. Elles réunirent une foule d’habitants de la ville et des campagnes, les différentes administrations y assistèrent en corps".

 L
L'année 1790 reste dans l'histoire en Bourbonnais par les terribles inondations de l'automne

Avant de parler de la grande crue de l’Allier voici une note qui nous dépeint succinctement la physionomie de l’année :

Issoudun‑ “Cette année a été remarquable par un hiver aussi doux que le précédent avait été rigoureux. Le printemps fut assez froid et pluvieux, l’été très chaud et sec, l’automne doux et agréable. Abondance de froment d’une qualité rare, ce qui fit baisser le prix du bled de plus d’un tiers, de sorte que d’un écu et plus qu’il se vendait dans le courant de l’année il ne valait plus à la moisson que 40 sols et il a toujours été en décroissant, ce qui a été remarqué et a déconcerté les plus habiles spéculateurs” (Tourangin).

Venons‑en maintenant à la crue de l’Allier du 9 novembre 1790, la plus grande crue du siècle et peut-être de deux ou trois siècles : Moulins ‑ “Le mardi 9 novembre 1790 et jours suivants, la pluie a été continuelle. Le vendredy 12, la rivière a cru avec une telle rapidité et a­bondance qu’elle a crevé la levée près de Chambonnet des Carmes ; elle a pénétré dans les bas quartiers, dépavé les rues, décarrelé l’église des Jaco­bins, renversé les murs du jardin de Saint‑Gilles, de Saint‑Joseph, des mi­nimes, a abattu plusieurs maisons. On voguait à bac sur la place des Lices (d’Allier). Elle est venue dans ce quartier jusqu’à l’a chapelle de St‑Julien ; le cours de Bercy était inondé ; le régiment du Royal Guyenne quitta sa ca­serne de bon matin pour loger en ville. Malavaud, huissier, se noya pour une fanfaronnade, ainsi que Son cheval”.

Voici des notes ajoutées par Francis Perrot : “L’eau touchait le pied de la maison où se trouvait la Bonne Dame de la Délivrance, rue de l’Horloge L’on portait des secours en bateau aux carmes. Le sommet des levées était atteint ; toute la partie basse de la ville était inondée”.

 Pierre Guillot : texte extrait - 1954 "Les phénomènes météorologiques de l'Allier"-  Augustin Bramard décédé en 1959.

Le rapport du Conseil d’Orientation des Infrastructures précise les projets pour les 20 prochaines années. Le rapport de Philippe Duron propose trois solutions (48 milliards, 60 milliards, 80 milliards d’euros) et repousse plus ou moins dans le temps certain grands travaux.

Le projet POCL devait desservir Clermont-Ferrand par le doublement de la ligne Paris Lyon par Orléans. Cette ligne nouvelle n'était justifiée que dans la perspective d’une saturation de la ligne actuelle Paris Lyon .Cette saturation  est repoussée d’au moins dix ou vingt ans par la modernisation de la signalisation et l'aménagement du nœud ferroviaire Lyonnais.

J’ai toujours, pour ma part, émis des réserves sur la faisabilité de ce projet compte tenu de plusieurs éléments : le coût élevé du projet 12 à 14 milliards d’euros, la dette de la SNCF, le déficit d’exploitation du TGV, les gains de temps relativement réduits, le souhait de nos concitoyens de payer moins cher leur billet même s’il faut un peu plus de temps de voyage.

Je pense, et Olivier Bianchi, Maire de Clermont, l’a dit, l’objectif doit être une liaison Clermont - Paris en moins de 3 heures, et donc Moulins - Paris en moins de 2 h 15.

Beaucoup d’élus de notre territoire, toujours maximalistes, s’étaient beaucoup agités lors du débat public (caméra oblige) pour défendre ce projet. Il suffisait de prendre le temps d’étudier les différents rapports qui ont pu être réalisés pour comprendre que l'intérêt de ce projet n'était pas démontré.

Je suis de ceux qui souhaitent la poursuite de l’amélioration du réseau existant (des délais de réalisation plus courts, un meilleur respect de l’environnement, un ratio de coût par passager moins élevé,  une augmentation du nombre de tronçons à 200 km/h, la suppression des passages à niveau, la création de tronçons à double sens permettant d’éviter des retards en cas d’incidents…).

Après le réseau, il faut parler du matériel roulant.

J'ai travaillé avec d’autres élus pour faire avancer la modernisation des matériels.

La période des TEOZ tractés par des motrices à bout de souffle a posé beaucoup de problèmes ce qui avait  été l'origine des retards à partir des années 2010.

La première modernisation obtenue des wagons voyageurs et la rénovation des motrices à permis de résoudre un certain nombre de difficultés notamment les retards dus aux pannes.

Et enfin, lors du quinquennat de François Hollande, sous l’autorité du Ministre Alain Vidalis la commande de nouveaux matériels réversibles a été actée. Elle permettra en 2020-2021 d’améliorer la desserte en gagnant du temps et du confort. La  ligne Paris Moulins Clermont sera la première a être équipée de ces matériels car elle est rentable avec ce type de desserte en Train d'Equilibre du Territoire (TET).

En conclusion, il est curieux de constater que ceux qui réclament la réduction de la dette de notre pays crient au loup sur la dette SNCF. Ils voudraient que la SNCF continue à se lancer dans des projets non rentables…

Ceux qui se partageaient les gares !... Ceux qui réclamaient des TGV traversant Moulins ont bonne mine.

Cela me fait penser dans un autre registre à ceux qui se lancent (avant chaque élection d'ailleurs) dans la construction d’un nouveau pont sans avoir essayé depuis un demi-siècle de mettre en place des aménagements pour améliorer  la situation actuelle, amélioration qui peut se faire très rapidement.

RCEA

Le rapport du Conseil d’Orientation des Infrastructures confirme l’aménagement de la RCEA dans les délais prévus. C’est une bonne chose.

RN7

Les travaux de réalisation de la chaussée de la RN7 sur la déviation de Villeneuve vont reprendre après l'hiver pour une ouverture en 2019. Les élus actuels devront être vigilants pour faire inscrire le dernier tronçon Villeneuve Trevol au programme du Plan de Modernisation des Itinéraires.

Guy Chambefort

 

Le monde politique s’accorde à dire que l’Europe met à la disposition des Etats des fonds d’investissement qui seraient partiellement inutilisés voire inexploités.

 

Modestement et sans prétention aucune, je suggère un emploi qui ravirait les Moulinois et les habitants voisins. Si vous êtes piéton et si vous empruntez le pont Régemortes vous avez remarqué que, depuis le début du printemps, la rivière Allier est sillonnée par des flottilles d’embarcations légères (canoés, kayaks) lourdement chargées et peuplées d’hardis navigateurs (Vikings, Bataves, Germains, parfois des Français).

 

La descente de l’Allier représente pour eux une croisière naturelle, unique, exceptionnelle.

 

Arrêt en amont du pont pour le passage du radier. Si les jeunes avec des canoës et en prenant des risques le franchissent par l’échelle à poissons, cela est interdit aux personnes ayant des bateaux moins rigides.

 

Dans une hypothèse minimaliste, ne pourrait-t-on pas construire un simple passage, sur les pierres, pour bateaux ? Il éviterait le déchargement, la traversée, à pied, sur le pont, du matériel et du bateau.

 

Le tourisme fluvial est minable comparé aux atouts de notre ville, mais grandissons-nous et rêvons.

 

Nous ne sommes pas plus nuls que les Vichyssois. Pourquoi pas faire financer par l’Europe un pont barrage avec une belle échelle à poissons et bateaux ?

 

Cela entraînerait la création d’un lac avec des rives qui ne demanderaient qu’à être entretenues évidemment, ce lac noierait le site de reproduction actuel des sternes. Je ne doute pas qu’elles pourraient nidifier (avec moins de gène qu’actuellement) à proximité.

 

Cette utopie pourrait intéresser nos élus et les inciter à engager la procédure auprès de la Commission Européenne.

Pierre Signoret