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 le diable ricanera et nous en pleurerons

Je survole quelques pages de Libération, et je tombe sur ces lignes : «De votre vote dépend la place que, dans notre société, nous voulons donner aux personnes face aux pouvoirs de l’argent. Je pense à la solidarité envers les plus vulnérables, la possibilité de jouir de droits garantis ou encore d’accéder à la retraite en bonne santé.» C’est de Mélenchon, me dis-je, ou d’un autre candidat de gauche.

Non, Marine le Pen !

Ce n’est pas la première fois qu’elle imite et s’approprie le discours de gauche le plus ancré. C’est même une confiscation. Se faire passer, devant Macron, dénoncé comme le candidat des riches, des villes et de la technocratie élitiste, pour la candidate de la gauche, de la France populaire, provinciale, ouvrière et paysanne, oubliée des élites méprisantes, voilà le tour de force le plus éhonté qui soit.

Marine Le Pen préside le Rassemblement national, naguère Front national, parti d’extrême droite, créé par son père (certes rangé au placard), né de la colère et de la haine de Français hostiles à la démocratie, aux étrangers, aux juifs (les riches), attachés aux colonies, défenseurs de la torture en Algérie, de la peine de mort, anciens collabos, anciens nazis, séditieux, factieux, racistes à plein nez, etc. On connaît – ou on oublie ? – cette histoire, ce pan honteux de notre histoire nationale la plus délétère, la plus éloignée de tout progressisme.

Si Marine le Pen avait été soucieuse de trancher réellement avec ce passé, ne l’aurait-elle pas publiquement dénoncé ? N’aurait-elle pas tenu un discours de repentance, au minimum, n’aurait-elle pas organisé un aggiornamento qui l’aurait détachée officiellement de cette origine et de cette idéologie ?

Elle n’en a rien fait. Nulle repentance. Aucun discours rétroactif susceptible, au moins, de la distinguer de la nature antidémocratique, antirépublicaine de son mouvement rénové en façade. Et tout le monde a accepté. On l’a «banalisée», (mieux que «dédiabolisée», on n’entend même plus le «diable»), les médias l’ont reçue comme ils reçoivent les autres. Candidate normale.

Par une soigneuse campagne de communication, qui a dû coûter très cher tant il y avait de travail – mais cette femme est très riche –, et grâce au providentiel Zemmour qui a récupéré et transformé en puissance rhétorique toute la violence structurelle contenue dans le discours nationaliste et l’a un certain temps laissée sur sa gauche, elle s’est muée en large sourire, en mère élevant seule ses enfants, en tendre protectrice, entourée de chats et de jeunes gens qui ont tombé bombers, Doc Martens et poings américains – antisémitisme, racisme ouvert, «grand remplacement» non pas dénoncés mais jugés «ringards» dans leur forme de présentation – et ont affecté le profil de quasi ministrables. Elle parle même, non pas de «la» liberté, mais des «libertés». J’ai même lu en bas d’une affiche : «libertés chéries !»

Maquillage, habillage, mensonge et préservation du fonds sordide.

Le programme est en fait assez transparent si on prend la peine de le lire.

Que restera-t-il du discours de gauche une fois au pouvoir ? La retraite à 60 ans ? La revalorisation des salaires, des allocations, du RSA, du système de santé ?

Il y aura d’abord et avant tout l’autorité. Le peuple qui l’aura élue se verra à la fois couronné et muselé par un discours national censé lui rendre sa fierté. Le reste viendra ensuite et pas du tout. Marine le Pen au pouvoir se réconciliera parfaitement avec le Medef, le système libéral, les puissances d’argent avec lesquelles elle trouvera de nouvelles alliances, probablement dans une autre rhétorique. Elle découvrira de nouveaux «patriotes», aimant la France éternelle, soucieux de participer à la «reconstruction nationale».

Le peuple bien aimé, protégé, aura une belle police régénérée, augmentée, réarmée. Il s’entendra répéter tout ce qu’il entend aujourd’hui, mais il ne faudra pas qu’il soit impatient sur les réformes, ni qu’il réponde, sinon par l’enthousiasme, ni qu’il s’insurge contre les violences, exactions, reconductions aux frontières, charters d’Africains du Nord et du Sud, qui volaient le travail des Français, à qui celui-ci sera rendu. Il sera sommé d’en être content. Il sera décrété content.

Il y a fort à parier, il y aura même pour elle nécessité, que le discours de gauche qui l’aura conduite au pouvoir soit remisé, recyclé, peu à peu oublié. Ce n’est pas, mais pas du tout, au fondement du Rassemblement ou Front national, qui est inchangé, qui tient le même discours que Zemmour. Lui sera certes puni, comme jadis Bruno Mégret, de sa «félonie» – mot trop médiéval, ringard – mais entièrement réabsorbé à travers ses ouailles, qui retrouveront le giron nationaliste, pourront même ressortir leurs symboles, bombers, poings américains, puisqu’ils seront au pouvoir, comme l’Amérique de Trump a naturellement redonné légitimité aux pires figures de la haine antidémocrate, jusqu’à l’attaque du Capitole, apothéose de cette présidence catastrophique, louée et admirée par Marine Le Pen, elle qui a réussi, par dénégation, à faire oublier son Poutinisme – on n’en parle même plus, c’est ringard, c’est passé, on le laisse à Zemmour –, elle n’est même pas contre une immigration ukrainienne (blanche).

Pour tenter de ne pas livrer la France au mensonge et au danger de l’opportuniste Le Pen, je vote, bien sûr, Emmanuel Macron.

J’ai voté Mélenchon au premier tour. J’ai cru à une union possible de la gauche, de la vraie gauche. Celle-ci est là et Macron devra en tenir compte, comme il a naturellement retrouvé les voies de l’Etat providence pendant la pandémie, résumé dans le «quoi qu’il en coûte», dont Marine Le Pen serait incapable dans l’état policier qu’elle prépare.

Le débat de 2017 avait révélé à la France entière l’étendue de son incompétence et de sa désinvolture. Nul doute qu’elle aura progressé pour le débat de la semaine prochaine, parce qu’elle ne peut pas faire pire qu’il y a cinq ans. Mais imaginons-la dans une pandémie, imaginons-la devant la catastrophe climatique, imaginons-la même dans une guerre, imaginons-la face à l’Europe, aux Etats-Unis, face à l’Afrique, à la Chine : qui ne tremble pas devant une telle perspective ?

 

Laurent

Marine Le Pen, un suicide français, une infamie nationale

 A lire sur Slate

Qu'on en soit aujourd'hui à évoquer la possibilité d'une Marine Le Pen à l'Élysée en dit long sur l'état de déliquescence morale à l'œuvre dans la société française. Une nouvelle fois, rien, ni la précarité de l'existence ni l'incertitude de l'époque, ne peut légitimer l'approbation d'une politique qui, si elle était appliquée, ressemblerait à une sorte de perpétuation de la collaboration, ces heures noires de l'Histoire de France dont on aimerait tant qu'elles n'existèrent jamais.

Le simple fait de vouloir mettre en œuvre une mesure comme la préférence nationale –réalise-t-on vraiment de quoi il s'agit, du poids de son ignominie, de sa parfaite imbécillité?– devrait suffire à disqualifier Madame Le Pen et tous ses affidés. Voilà donc la France, qui ne fut jamais aussi grande que lorsqu'elle fut une terre d'asile pour tous les persécutés de la Terre, en passe de devenir un état paria, une nation où il faudrait opérer une différence entre l'étranger et le Français, établir des régimes spéciaux qui verraient certains être disqualifiés ou remerciés au seul motif de leur origine.

Ne comprend-on pas que c'est mettre là le doigt dans un engrenage dont nul ne peut dire jusqu'où il nous mènera, jusqu'où il nous perdra? Qu'à partir du moment où vous commencez à opérer une distinction entre des résidents d'un même pays, vous empruntez un chemin qui vous mène droit vers une forme de ségrégation, un régime racial où bientôt ce seront les musulmans, les juifs, tous ceux aux origines douteuses, à qui on refusera d'accéder à telle profession ou à tel logement?

C'est avec toutes nos forces qu'il faut dire à Marine Le Pen que jamais la France ne s'abaissera à pareille infâmie. Que seulement y penser, c'est déjà rabaisser la nation française, l'humilier, la salir, cracher à la face de son histoire. On ne peut pas aimer son pays au détriment de ceux qui eurent l'inconvénient de naître ailleurs. Ou que les tragédies de la vie ont poussé sur la route de l'exil, vers cette France éclairée, patrie des droits de l'homme et terre de l'humanisme.

Aussi quand j'entends certains hésiter sur leur vote de la semaine prochaine, quand je vois des étudiants renvoyer dos à dos Emmanuel Macron et Marine Le Pen, j'ai le sang qui me monte à la tête. De quelle déréliction souffrent ces esprits pour tenir de tels propos? De quel mal sont affublés ceux qui entendent s'abstenir pour mieux punir le président actuel? Est-ce si difficile de réaliser qu'à partir du moment où un gouvernement d'extrême droite accède au pouvoir, c'en est fait de la vie démocratique de ce pays?

Qu'il n'y a pas de retour en arrière. Que tôt ou tard les libertés seront confisquées, les droits fondamentaux bafoués. Qu'une fois lancée, la machine de l'exclusion ne peut plus s'arrêter. Que sitôt qu'un pouvoir autorise la population à laisser libre cours à ses pulsions les plus morbides, plus rien ne s'oppose à ce que, sous peu, ce qui naguère était une démocratie enviée de tous devienne un régime scélérat où l'humanisme est bafoué, renié au profit de la force brute, de la force sale.

Aujourd'hui, quand on se retourne vers le passé, à l'heure de se souvenir des heures sombres de la collaboration, on ressent comme une honte et une sidération au regard de l'attitude des autorités françaises de l'époque. Et pourtant, des décennies plus tard, voilà qu'un nombre considérable de citoyens français songent à élire ceux qui sont leurs dignes successeurs, de ces esprits égarés qui au mépris de toute considération humaine jetèrent la France plus bas que terre.

 A lire par ceux qui prendraient le risque de voter blanc

Immédiatement après l'incendie du Reichstag, le , près de 4 000 membres du Parti communiste d'Allemagne sont internés dans les camps. Son président, Ernst Thälmann est interné, passe de prison en prison pour aboutir à Buchenwald où il est assassiné en . La création du Deutsche Arbeitsfront le , qui supprime les syndicats, puis l'instauration du NSDAP comme parti unique, le  permettent d'arrêter à leur tour les membres des partis interdits, au premier rang desquels ceux du Parti socialiste et les militants syndicaux.

Ces militants de gauche sont rejoints par tous les opposants politiques au nazisme, membres d'un parti politique interdit ou sans appartenance précise. La catégorie des politiques reprend également des membres du parti nazi ayant commis des délits au sein de celui-ci, des soldats de la Wehrmacht condamnés pour vol, désobéissance grave ou désertion, mais aussi des allemands qui ont enfreint la législation sur les devises ou écouté des radios étrangères, ou des personnes dénoncées à la Gestapo pour de motifs de vengeance personnelle sans aucun rapport avec une quelconque opposition politique.

Presque tous les étrangers internés après le déclenchement de la seconde guerre mondiale sont également versés dans la catégorie des détenus politiques, de même que 4 000 à 5 000 pasteurs protestants et prêtres catholiques.

Le nombre de prisonniers politiques, résistants victimes de la déportation, est évalué entre 550 000 et 650 000.

 

 

 

Francois Hollande appelle à voter Macron

 

Il ne s’était pas exprimé jusqu’ici. L’ancien président socialiste, invité de TF1 jeudi soir, a appelé « les Français, compte tenu de l’enjeu, à voter Emmanuel Macron »« Si Marine Le Pen accédait à l’Elysée, et c’est une possibilité, il y aurait trois remises en cause fondamentales » pour notre pays, a expliqué François Hollande. 

« Nos principes, nos valeurs, parce qu’elle envisage de changer le cadre de notre Ve République ; l’appartenance de la France à l’Union européenne, et le système d’alliances. »

 Pour M. Hollande, « tous les présidents de la République successifs ont toujours maintenu la France dans l’OTAN et, aujourd’hui, Mme Le Pen envisagerait de sortir du commandement intégré et considère que la Russie de Vladimir Poutine est un allié ».

« Dire simplement “pas une seule voix pour Mme Le Pen” est insuffisant, estime-t-il. C’est le vote Macron qui permet que Mme Le Pen ne gagne pas. » Le socialiste conseille toutefois à M. Macron d’avoir « des gestes » envers les électeurs de gauche. « Le premier [de ces gestes], c’est une attitude, un comportement. Il faut avoir le sens du dialogue, de l’apaisement », conseille-t-il. a voter Chirac pour la première fois de sa vie parce qu’elle ne veut pas revoir 1933. On peut, comme elle, considérer que le référendum anti-Le Pen est la seule issue. Mais si l’on se retrouve dans l’opposition après les législatives, on en prend pour dix ans », poursuivait le militant socialiste, avant de prévenir : « Au PS, aujourd’hui, tout est verrouillé, tout vient d’en haut. Nous sommes envahis de petits marquis. L’autocritique viendra sans doute, mais seulement après les législatives. Ce sera trop tard. »

Ligue contre le racisme et l' antisémitisme

Au terme du premier tour de l’élection présidentielle, la Licra s’alarme d’une configuration électorale qui rend possible une victoire de l’extrême droite au second tour, le 24 avril 2022.

Le score du Rassemblement national, renforcé par l’appel d’Éric Zemmour à ses électeurs à reporter leurs voix sur la candidature de Marine Le Pen, annonce d’ores et déjà une situation où, quelle que soit l’issue du scrutin, l’extrême droite pèsera d’un poids inédit dans le paysage politique français. La Licra prend acte de cette réalité et appelle expressément à en limiter la portée délétère.

Notre association se félicite que certain(e)s candidat(e)s aient pris la mesure du danger d’un vote extrémiste majoritaire comportant un risque d’effondrement de la République et de disparition de ses principes et valeurs. Le vote Le Pen signifierait en effet un basculement autoritaire, l’institutionnalisation de la discrimination, la libération de la xénophobie et du racisme ainsi que des alliances internationales mortifères, de nature à compromettre le fonctionnement normal des institutions républicaines et démocratiques.

La Licra refuse le scénario du pire et de la terre brûlée, dont les dommages seraient irréversibles pour la France. Engagée depuis 95 ans dans la Cité – mais non partisane –, notre association appelle, aujourd’hui à voter pour Emmanuel Macron le dimanche 24 avril, seule possibilité pour faire barrage au Rassemblement national.

L’appel à ne pas voter Le Pen ne suffit pas

Nous appelons à ce que les consignes les plus explicites soient formulées et réitérées, durant la période de l’entre-deux-tours, par les états-majors des différents partis politiques, aux citoyens et citoyennes. De fait, l’appel à ne pas voter Le Pen ne suffit pas : dans le rapport de force actuel, il ne peut être question de s’abstenir ou de voter blanc.

Notre association tient à rappeler enfin que le scrutin du deuxième tour, le 24 avril, tombe pendant les vacances scolaires. Le vote par procuration permet de remédier à l’éloignement temporaire du bureau de vote mais c’est une démarche à anticiper : une procuration ne s’obtient pas en trois clics ; cette opération s’organise et nécessite un déplacement auprès d’un commissariat, d’une gendarmerie ou d’un consulat (https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F1604).

Il nous faut préserver la République et la démocratie, par-delà les désaccords, les frustrations et les divisions. D’ici au dimanche 24 avril, mobilisons-nous et appelons à la responsabilité de chacun, pour qu’aucune voix ne vienne nourrir le spectre de la guerre civile et du chaos, seules réalités dont a été historiquement et politiquement capable l’extrême droite.

 

Le 24 avril, pour la République et la démocratie, faites barrage à l’extrémisme : votez Emmanuel Macron !

                                           Conseil municipal du 14 avril 2022

 

Intervention de Guy Chambefort " Redonnons des couleurs à Yzeure" décision budgétaire modificative

 Nous pensions qu à l’occasion de ces décisions modificatives  après le vote du budget de la ville d’Yzeure et celui de la Com. d’Agglo nous aurions quelques précisions supplémentaires sur certains dossiers financiers ? Nous sommes surpris de constater qu’après nous avoir fait des promesses sur la nouvelle gouvernance de cette Com. d’Agglo , avec la présence dans l’exécutif des élus de votre majorité  actuelle , nous ne voyons rien venir de nouveau !

Savez- vous qu’on vous a trompé puisque on annonce un budget d’investissement de 43 000 000€ soit 427 €/h de dépense d’équipement brut alors que l’an dernier, avec une annonce du même type elles n’ont été réalisées au compte administratif que pour 180 € /h  Et vous n’avez rien dit. Depuis trois décennies, l’absolu nécessité communicative à Moulins de gonfler le budget d’investissement est toujours présente ?

 Mais ce qui est plus grave c’est que nous n’avons pas trouvé un seul investissement sur Yzeure dans le budget de la Com.d’Agglo .

Oserez-vous nous dire le contraire ? si oui il faudra nous dire lesquels  Nous venons d’en parler mais ce n’est pas le hochet lumineux que l’on va vous  donner pour les Ozières , peu adapté à un espace naturel, néfaste pour l’environnement ,qui peut tenir lieu d’ investissement.

Ainsi pour montrer la flagrante inégalité entre Moulins et Yzeure ( il en est de même d’ailleurs  entre Moulins et les communes rurales)  nous allons donner quelques chiffres :

Investissements prévus à  Moulins

 Maitrise d’œuvre barreau routier RD13 RD953 :1400 000€

Réalisation du pont et du barreau routier : 36 000 000€ dont 11291812 € en 2023

Maison de la rivière : 3 500 000€ (598 200 en 2022 et 2 901 800 en 2023)

Aménagement des berges de l’Allier :

   Acquisitions :1200 000€

   Travaux berges 1 : 5 100 000€

   Travaux berges2 : 3 200 000€

   Travaux berges 3 : 2 850 000€

          Soit un total pour l’aménagement des berges un total de 12 350 000 € !!!!!!!!il faut le voir pour le croire

Maison des arts : plus de 1 300 000€ (rappelons que le bâtiment avait été acheté 100 000 € par la communauté à la ville de Moulins) Eh oui !

On a dépensé précédemment 5 000 000 € pour le Pont de fer.

Et dans notre déclaration nous pourrions pu ajouter  bien d’autres choses .

Par contre pour ce qui concerne le crédit inscrit pour les projets des communes rurales 1 350 000 on a dépensé seulement 885 367€ en 2022, il reste à réaliser 468 669€ et on rajoute seulement 300 000€ en 2022 pour toutes les communes rurales ? On réduit notablement

 Et l’aire des gens du voyage d’ Yzeure toujours rien à l’horizon malgré les sommes déboursées depuis le transfert de la compétence !

 On vous a cloué le bec avec la décision de confier la compétence à un yzeurienne : elle ne va quand même pas reconnaitre que le dossier n’avance pas ! La technique est bien connue .

Il est regrettable que le vote du budget par les pseudos socialistes à la communauté cautionne une telle disparité et les communistes rallié votent contre à la communauté mais pour le budget d’ Yzeure entérinant de telles disparités ?

Votre majorité est prisonnière de cette participation à l’exécutif du fait des indemnités qui en découlent.

Il faut ajouter à cela le minimum de travaux réalisé sur le réseau d’eau de la ville depuis le transfert à la communauté ainsi, seuls sont prévus les travaux de la rue des Cladets pour 350 000€ jusqu’en 2024 et en assainissement 2 000 00€ en 2023 et 600 000 en 2024 ?

L’entretien du réseau est bien inférieur à ce qui était fait au préalable à Yzeure ? L’avenir vous rendra responsable de cette situation lorsqu’ une pluie de travaux, indispensables pour une alimentation correcte de rénovation tombera sur vos successeurs

 Quant à nos collègues qui croient, naïvement, ce qu’on leur dit :

« Il n’est pas possible de faire des travaux car on n’a pas de plan de réseau, veut-on leur faire croire , ils auraient besoin pour avaler de telles pilules de boire un bon verre d’eau ? Le réseau est connu à Yzeure en dépit d’affirmations de certains d’entre vous qui gobent ce qu’on leur dit à la Com. d’Agglo .

Intervention de Michel Claire :"Redonnons des couleurs à Yzeure" enfin de Conseil

Nous sommes en pleine période électorale, entre les deux tours de la Présidentielle qui a reconduit le même duel qu’il y a cinq ans.

La différence notable c’est l’écroulement des partis traditionnels qui dominaient jusqu’à présent cette élection : le PS et LR. Le jeu redoutable du en même temps avec un coup à gauche, puis un coup à droite et même plutôt deux fois plus souvent à droite a fini par mécontenter durablement les électeurs et durcir les positions. Les métropoles devenues à la mode ont accaparé les moyens laissant aux territoires ruraux la désertification et les fermetures des services.

L’extrême droite s’est renforcée surfant sur la vague des mécontentements accusant au passage l’immigration sauvage, les profiteurs qui percevraient des subsides sans travailler, tout en oubliant les milliards des privilégiés planqués dans les paradis fiscaux. La menace est sérieuse de voir celle qui aujourd’hui tente le tout pour le tout, avec des mesures que la gauche ne renierait pas sur la retraite, les bas salaires etc…

Sous l’ère SARKOZY il y eu la fameuse RGPP avec un critère unique : le moins de fonctionnaire possible. La république en marche à accentué la pression, supprimé encore plus de service, numérisé les administrations, géré la nation come une start-up avec l’appui des cabinets de conseils.

Aujourd’hui on s’aperçoit qu’il manque des infirmières, des médecins, d’où la crise dans les hôpitaux qui perdure, encore cette semaine nos voisins de la Nièvre se retrouvent sans maternité !

Moins de personnel aux impôts, ils étaient en grève cette semaine à Moulins, tandis que l’évasion fiscale bat son plein.

Moins de personnel aux services vétérinaires, donc presque plus de contrôles, conséquence les cas de Salmonellose se répètent.

Les collectivités qui ont accepté cette gestion comptable de la fonction publique sans contreparties, le paient aujourd’hui. C’est le chemin pris pas notre municipalité qui dématérialise, qui réduit les horaires d’ouverture des crèches, ferme l’accueil de la mairie le samedi matin, applique le fameux RIFSET avec empressement, gère le personnel comme des pions, oubliant qu’ils ont des métiers, des qualifications, provoquant même le départ des représentants syndicaux lors de l’avant-dernier CHSCT.

Ecouter mais ne pas entendre, ou le « cause toujours » on fera comme nous l’avons décidé, nous connaissons aussi dans l’opposition.

Alors attention, oui le même chemin a été pris à Yzeure, le vent n’a pas seulement tourné au niveau national, chez -nous aussi il y a de grandes attentes. Il faudra entendre ces électeurs qui ont désavoué les partis traditionnels PS-PC même s’ils ont voté utile diront certains pour se justifier. Ils ont donné 22% au RN et 30% à la LRM, la France Insoumise sauvant la donne avec 20% des voix.

Le 2e tour sera important, mais quoiqu’il arrive une recomposition électorale et de nouvelles gouvernances à l’écoute de la population sera obligatoire sous peine de graves déconvenues.


 

source ministere de l' education nationale 

L'ALLEMAGNE NAZIE :

DE LA PRISE DE POUVOIR À LA  DICTATURE

 

La conquête du pouvoir

Le NSDAP – Nationalsozialistische Deutsche Arbeiterpartei (parti national-socialiste des travailleurs allemands) – issu du parti ouvrier allemand (créé en 1919) est restructuré dès 1921 par Adolf Hitler. Il s’agit, avant 1930, d’un parti d’extrême-droite parmi d’autres, qui ne représente que 2,6 % des suffrages aux élections de 1928 pour le Reichstag.

À la faveur de la crise économique de 1929, des échecs de la République de Weimar, du nationalisme engendré par le Traité de Versailles signé à l’issue de la Première Guerre mondiale (28 juin 1919) et de la fragilité de la démocratie naissante, le NSDAP gagne en importance au fil des scrutins électoraux, jusqu’à obtenir aux élections parlementaires de novembre 1932, 33,1 % des voix. Ce résultat permet à Hitler d’être nommé chancelier le 30 janvier 1933.

Il forme un gouvernement dans lequel les nazis sont minoritaires face à des conservateurs bien décidés à les utiliser pour liquider la République de Weimar au profit d’un régime autoritaire traditionnel. Il ne faut pourtant que quelques mois à Hitler pour s’emparer sans partage du pouvoir.

L’incendie du Reichstagle 27 février 1933, est le prétexte pour interdire le parti communiste dont les leaders et 10 000 militants sont arrêtés. Dès le lendemain, Hitler obtient du président du Reich le Maréchal von Hindenburg des pouvoirs de police exceptionnels dans tous les Länder et la promulgation du « décret pour la protection du peuple et de l’Etat » qui met fin aux libertés civiles garanties par la constitution de la République de Weimar. Le 23 mars 1933, les députés du centre (Zentrum) rejoignent les nazis et les conservateurs pour voter la loi d’habilitation (promulguée le 24 mars) qui confère à Hitler les pleins pouvoirs pour quatre ans, renouvelables en cas de besoin.

La nazification de l’Allemagne

Dans les six mois qui suivent la nomination d’Adolf Hitler à la fonction de chancelier, les nazis promulguent des lois leur donnant les pleins pouvoirs pour diriger le pays. Joseph Goebbels est nommé, le 11 mars 1933, ministre de la Propagande, et se voit chargé de contrôler et de mettre en place une propagande habile et intensive dans la presse, la radio et le cinéma. Le 10 mai 1933, des étudiants et bibliothécaires « nettoient » les bibliothèques universitaires des ouvrages écrits par des auteurs jugés « indésirables » – libéraux, pacifistes, socialistes et juifs.

Les professeurs et les étudiants viennent assister à la destruction, dans de gigantesques bûchers, de milliers de livres parmi lesquels ceux de Voltaire, Karl Marx, Heinrich Heine, Sigmund Freud, Albert Einstein, Heinrich et Thomas Mann ou Berthold Brecht. L’ensemble des activités culturelles du pays est placé dès septembre 1933 sous l’autorité de la « Chambre culturelle du Reich ». Face à cette menace directe, de nombreux écrivains et artistes prennent le chemin de l’exil.

Le 14 juillet 1933, toutes les formations politiques sont interdites au profit du parti nazi, décrété parti unique. Les syndicats sont remplacés par un nouvel organisme corporatiste, le « Front du travail », contrôlé par les nazis. À partir de 1934, les fonctionnaires sont contraints de prêter un serment de loyauté à Hitler. Les discours officiels sont désormais prononcés au cours de grandes cérémonies soigneusement orchestrées, rythmées par des musiques et des défilés.

Les mouvements de jeunesse, aux premiers rangs desquels figurent les Jeunesses Hitlériennes, enrôlent et mobilisent les jeunes Allemands. Au sein de son propre camp, Hitler ne garde que les éléments les plus dévoués et les plus disciplinés : des militants de la SA (Sturmabteilung – section d’assaut) et leur chef Ernst Röhm sont ainsi éliminés dans la nuit du 29 au 30 juin 1934 lors de la « Nuit des longs couteaux » au profit des SS (Schutzstaffel – groupe de protection) dont le chef, Heinrich Himmler, est investi des pleins pouvoirs de police.

L’idéologie nazie

L’idéologie nazie, résumée par la formule « Ein Volk, ein Reich, ein Führer » (« un peuple, un Etat, un chef »), défend l’idée selon laquelle le peuple uni doit être conduit et contrôlé par un chef unique et incontesté. La vision du monde nationale-socialiste, largement développée dans le livre d’Hitler Mein Kampf, est fondée sur un principe d’inégalité des races qui détermine de manière immuable la place de chacun dans la hiérarchie des peuples.

On trouve au sommet de cette hiérarchie les Aryens, présupposés fondateurs de l’humanité, incarnés par les Allemands, peuple de maîtres à qui il revient de dominer le monde. Au bas de la hiérarchie sont placés les Slaves et, bien en dessous, les Juifs, envers lesquels Hitler éprouve et exprime une haine exceptionnelle. L’antisémitisme est d’ailleurs au centre de la conception nazie du monde.

Si Hitler se présente comme un théoricien novateur, le mythe qu’il développe à propos des Juifs puise ses racines dans le passé fort ancien de l’antisémitisme chrétien et celui de l’antisémitisme moderne né au XIXe siècle. Afin de mettre en place par tous les moyens, y compris la terreur, un modèle d’homme nouveau conforme aux références biologiques nazies, la SS pénètre tous les secteurs de la vie publique et privée. Entre 1934 et 1945, environ 400 000 Allemands sont stérilisés de force, par rayon X, méthode utilisée plus tard sur les Juifs dans les camps de concentration.

Les premiers camps de concentration

Plusieurs camps sont ouverts dès 1933 : Dachau, Oranienburg et Emsland. En 1939, l’IKL (Inspektion der Konzentrationslager) contrôle sept camps principaux où sont enfermées plus de 21 000 personnes : Dachau, Oranienburg-Sachsenhausen, Buchenwald (ouvert en 1937), Flossenburg (ouvert en 1938), Mauthausen (en Autriche, ouvert en 1938), Ravensbrück, camp de femmes, et le Stutthof (ouverts en 1939), ainsi que des camps satellites, les Kommandos. L’existence de ces camps, où sont détenus par « mesure d’assainissement public » des militants antinazis, des Juifs et des « asociaux » n’est nullement tenue secrète.

Elle s’appuie sur la loi du 14 octobre 1933 qui permet la détention des individus pour une durée indéterminée, tant que les autorités de police l’estiment nécessaire et sans qu’aucun jugement ne soit prévu. Dès leur entrée dans les camps, les Juifs, détenus principalement à Dachau, Buchenwald et Sachsenhausen, font l’objet d’un traitement particulièrement brutal, certains y sont assassinés ou meurent d’épuisement.

À partir de 1937, la population des camps augmente en raison du durcissement du régime et pour répondre au besoin de main d’œuvre. Les Témoins de Jéhovah et les Tsiganes sont également victimes de l’internement.