Actualités

Septième période

Des projets incomplètement réfléchis 

Trois risques majeurs


Était-il nécessaire d’endetter par avance une opération comme la ZAC du quartier de Ste Catherine pour acheter un foncier dont on risque de ne même pas avoir besoin si l’opération s’arrête avant son terme par manque de demande de terrains à construire ? Il faudra bien payer la dette. Rappelons que le terrain a coûté plus d’1,5 million d’Euros et que cette vente au profit de l’hôpital devait participer à financer un projet aujourd’hui enterré. Ces renseignements avaient pourtant été publiés avec fierté par l’ancienne administration de l’hôpital, qui ne parlait que du projet baptisé l’Hopital de demain. Il semble que le calendrier soit aujourd’hui déchiré, en revanche le terrain a bien été acheté.

Était-il également bien opportun de se lancer seuls dans la rénovation de la Gendarmerie, (estimé à terme à plus de trois millions d’après les architectes du projet) alors qu’Yzeure est maintenant sous la compétence du c0mmissariat de police de Moulins ? La Brigade Motorisée, locataire de la commune depuis la suppression de sa brigade de gendarmerie, n’apporte aucun service direct à la population, son rôle est la surveillance de l’autoroute A79. Alors pourquoi faire payer aux yzeuriens un coût de rénovation qui est bien loin d’être couvert par le loyer annuel octroyé par l’état ?(moins de 200 000 Euros selon les publications du service de casernement) . Quel temps de retour sur cet investissement à fonds perdus ? Quel coût pour les Yzeuriens ? Quelles aides ?

Fallait-il se lancer dans ce programme de rénovation de la Place Jules Ferry qui va profondément engager les finances de la Ville pour plusieurs années, alors que rien n’a été publié des études de déviation des gros flux de circulation ? Où sont les dossiers ? Rien n’a été publié non plus sur les travaux de voirie qui sembleraient préalablement indispensables. On risque là encore de s'engager vers des dépenses de plusieurs millions alors que rien n’est prêt. Un projet tel que celui-là nécessite une préparation sérieuse et concertée, ne laissons pas rééditer un deuxième Ste Catherine, en pire.

.Ces trois risques économiques majeurs dont les perspectives pèsent sur l’économie de la collectivité, sont des initiatives de l’équipe en place. Elles obèrent les capacités financières de la commune pour de nombreuses années, parce qu’elles ne sont pas réfléchies dans une bonne stratégie. L’argent public ne devrait pas être dilapidé sans regarder ce que sera demain et surtout mesurer :
si la dépense envisagée est bien dimensionnée,
si le programme est bien de compétence communale,
si le projet présente bien la garantie de bon service aux yzeuriens.

Les trois exemples cités ne nous semblent pas en accord avec ces trois principes. C’est pourquoi, une fois de plus nous nous posons la question de la clairvoyance et de la responsabilité de l’équipe qui en est responsable. Nous ne croyons pas que les yzeuriens vont accepter de conserver leur confiance à ceux qui se lancent dans des programmes non maîtrisés, non légitimes ni concertés, ou incomplètement étudiés.

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Une seconde délibération concerne la rue Albert Camus  :cession de la parcelle cadastrée BL832 .délibération modificative

  Le 23 septembre 2021 le Conseil municipal d Yzeure avait approuvé la la vente de cette parcelle à Monsieur Philippe Besson (directeur ou gérant de la société Parsiparla).

Le 28 septembre 2023,la délibération prévoit:

 

La Ville a été informé que l’acquéreur souhaitait utiliser la clause de substitution prévue dans le compromis de vente, clause qui permet à un acquéreur de se substituer à une autre personne dans le cadre d’un compromis de vente relatif à l’achat d’un bien immobilier. Il s’agit de lire que la vente de la parcelle sera substituée à la SCABB, représentée par M. VANDEWALLE Sébastien.

 

 

Il est précisé qu’une clause de substitution a été prévue dans la cadre d’un compromis de vente .Dans les différentes délibérations précédentes il n’avait nullement été prévu de clause de substitution pour cette acquisition par la SCABB citée dans la délibération précédente .Comment as-t-on pu la faire figurer cette clause de substitution dans un compromis de vente alors qu’aucune délibération ne l’avait prévue?

La parcelle du fait du changement d’acquéreur pourrait être utilisée à toute autre chose qu’une résidence d’artistes motif qui avait conduit la ville à demander la désaffectation de cette parcelle du domaine public.

Le lieu de cette implantation studio d’enregistrement avait été choisi en fonction de la proximité d’ Yzeurespace.

La parcelle pourra être utilisée à vocation de construction par la SCAAB ce qui ne manquerait pas de poser question sur le prix de vente de 74000€ pour 2700m2 soit 27,4€ du m2 pour un terrain urbanisable .

Prix largement inférieur au prix du marché à Yzeure .

Je vous demande Madame la préfète de bien vouloir annuler cette dernière délibération du 28 septembre 2023 ainsi que les deux précédentes et le retour de cette parcelle dans le domaine public

 

Ci-dessous les trois délibérations citées dans cette affaire du Conseil Municipal d’ Yzeure

 

DU 28 SEPTEMBRE 2023

RUE ALBERT CAMUS – CESSION DE LA PARCELLE CADASTRÉE BL N° 832 - DELIBERATION MODIFICATIVE

Par délibération du 23 septembre 2021, le Conseil Municipal décidait d’approuver la vente de la parcelle BL N°832 à M. Philippe BESSON, gérant de la Société PARSIPARLA, pour un montant de 74 000 €.

La Ville a été informé que l’acquéreur souhaitait utiliser la clause de substitution prévue dans le compromis de vente, clause qui permet à un acquéreur de se substituer à une autre personne dans le cadre d’un compromis de vente relatif à l’achat d’un bien immobilier.

Il s’agit de lire que la vente de la parcelle sera substituée à la SCABB, représentée par M. VANDEWALLE Sébastien.

Tous les autres termes de la délibération du 23 septembre 2021 restent inchangés.

Il est proposé à la Commission Urbanisme et Développement Durable :

- D’approuver la vente de la parcelle BL N° 832 à M. Philippe BESSON, gérant de la Société PARSIPARLA, ou toute autre personne morale s’y substituant dans la limite de la clause de substitution susvisée, pour un montant de 74 000 €.

- D’autoriser M. Pascal PERRIN, Maire d’Yzeure, ou en cas d’indisponibilité un Adjoint Délégué selon le tableau de signatures aux élus installés dans leurs fonctions, à signer l’acte à intervenir.

 

 

 

DU 23 SEPTEMBRE 2021

DU 25 JUIN 2020

CONSEIL MUNICIPAL

3 – RUE ALBERT CAMUS – PROJET DE RÉSIDENCE D’ARTISTES AVEC STUDIO D’ENREGISTREMENT – CESSION DE LA PARCELLE CADASTRÉE BL 832

Le Conseil Municipal, dans sa séance du 1er juillet 2021, a donné un avis favorable à la désaffectation d’une partie de la parcelle cadastrée BL N° 707, aux fins d’y établir une résidence d’artistes avec studio d’enregistrement.

Un plan de division a été établi par le cabinet de géomètres experts ADAGE, isolant un terrain à bâtir de 2 725 m2, constituant désormais la parcelle BL N° 832.

M. Philippe BESSON, Directeur de la Société PARSIPARLA, habitant 16 Chemin des Lys aux Plantes 03400 Yzeure, a fait part de son intérêt pour acquérir ce terrain, en vue d’y implanter une résidence d’artistes avec studio d’enregistrement. Son projet consiste en la construction d’un bâtiment dédié à l’activité de la Société PARSIPARLA dans le domaine de la musique enregistrée.

La valeur vénale de ce terrain à bâtir est de 74 000 € (Courrier du Pôle d’évaluation domaniale de la Direction Départementale des Finances Publiques du Puy-de-Dôme en date du 28 mai 2021).

Vu le Code Général des Collectivités Territoriales, et notamment les articles L 2241-1 et L 2122-21,

Considérant que par courriel du 27 août 2021 M. Philippe BESSON a accepté d’acquérir cette parcelle au montant indiqué par la Direction Départementale des Finances Publiques du Puy-de-Dôme,

Considérant le projet de mandat et d’administration 2020-2026, notamment sa fiche action N°55,

Considérant que ce terrain a été désaffecté selon délibération du Conseil municipal en date du 1er juillet 2021,

La Commission urbanisme et développement durable propose au Conseil Municipal :

- D’approuver la vente de la parcelle BL N° 832 à M. Philippe BESSON, gérant de la Société PARSIPARLA, pour un montant de 74 000 €.

 

Les frais d’enregistrement d’acte seront à sa charge.

D’autoriser M. Pascal PERRIN, Maire d’YZEURE, ou en cas d’indisponibilité un Adjoint Délégué selon le tableau de signatures aux élus installés dans leurs fonctions, à signer l’acte à intervenir.

 

Le compromis de vente sera assorti d’une clause rendant obligatoire le dépôt du permis de construire relatif au projet, avant la signature de l’acte authentique.

 

 

DU 1er JUILLET 2021

DU 25 JUIN 2020

CONSEIL MUNICIPAL

2 – RUE ALBERT CAMUS – DÉSAFFECTATION D’UNE PARCELLE D’ESPACE VERT ET PROJET DE CESSION

Par délibération du 14 novembre 1980, le Conseil Municipal décidait l’acquisition de parcelles situées au lieu-dit Le Petit Panloup, cadastrées BL N° 476, 478, 481 et 97 d’une superficie globale de 2 ha 91 a 08 ca appartenant à Mme Monique de DURAT, divorcée de M. Jacques SCHINDLER. L’acte de vente a été signé le 31 décembre 1980.

A la faveur d’un découpage lors de la construction du lotissement communal d’Yzeurespace, la parcelle cadastrée BL 707 fut créée, correspondant pour une faible partie à un parking et en grande partie à un espace vert. Celui-ci accueillit pour un temps une piste de bicross, désormais installée sur le site sportif de Millepertuis.

La Ville pourrait prélever une surface d’environ 2 700 msur la BL 707, aux fins d’y faire établir une résidence d’artistes avec studio d’enregistrement. Ce projet à caractère culturel aurait tout intérêt à se situer à proximité d’Yzeurespace, lieu de nombreux spectacles et de séminaires offrant toutes les fonctionnalités techniques en rapport avec ce type d’activité (salles, fibre haut débit, facilité d’accès…). Un tel équipement complèterait l’offre culturelle communale dans un même cadre.

L’article L2111-1 du Code Général de la Propriété des Personnes Publiques précise que « le domaine public d’une personne publique est constitué des biens lui appartenant qui sont soit affectés à l’usage direct du public, soit affectés à un service public, pourvu qu’en ce cas ils fassent l’objet d’un aménagement indispensable à l’exécution des missions de ce service public ».

Dans ces conditions, ladite parcelle appartient donc au domaine public de la Collectivité, pour raison d’affectation à l’usage direct du public. Constituée d’un espace vert ouvert à tous, en partie aménagée à usage de parking, elle comporte un chemin pour constituer une liaison inter quartiers. Elle se trouve clôturée aux abords d’un chemin situé en limite et desservant un fonds privé, de sorte que la clôture constitue une délimitation ayant pour fonction de protéger le public d’une incursion inopinée sur un itinéraire circulé.

Afin de céder une partie de la parcelle BL 707 (environ 2 700 m2), il conviendrait que le Conseil Municipal procède à sa désaffectation de l’usage direct du public. Les surplus déterminés par le projet de bornage demeurent quant à eux affectés à l’usage public (parking, chemin déplacé).

Considérant que cet espace vert, représentant une nécessité d’entretien pour la Ville, pourrait en effet être désaffecté puis vendu, sans porter préjudice à la qualité de vie qui caractérise le quartier, la Commission urbanisme et développement durable propose au Conseil Municipal :

De donner un avis favorable à la désaffectation d’une partie de la parcelle BL 707 (environ 2 700 m2),

De donner un avis favorable au projet de division et de vente.

 

Cette délibération sera transmise au Cadastre pour enregistrement

 

Nous demanderons l'annulation de cette délibération! 

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Mes  interventions lors de la séance du Conseil municipal d'Yzeure du 28 septembre 2023

 

Nous nous informons que nous avons fait parvenir deux délibérations du Conseil municipal d’Yzeure pour examen par les  services de la préfecture,avec copie à la Chambre Régionale des Comptes

 En effet il nous semble que plusieurs irrégularités se sont glissées dans des décisions du Conseil municipal du 28 septembre 2023

La première délibération concerne la cession de la zone mille-club/maison des arts et des sciences à Yzeure

CONSEIL MUNICIPAL du 28 Septembre 2023

CESSION DE LA ZONE MILLE-CLUB / MAISON DES ARTS ET DES SCIENCES – AVIS DU CONSEIL MUNICIPAL

Par délibération N° 2023-20 du 6 avril 2023, le Conseil Municipal approuvait la mise en vente de l’ensemble foncier et immobilier de la zone Mille-club / Maison des Arts et des Sciences en deux lots, respectivement d’une surface de 3 000 m² et de 6 309 m².

A ce titre, le Conseil Municipal approuvait également que cette cession fasse l’objet d’un Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI) selon un schéma d’orientation comportant les trois axes d’aménagements suivants :

- Une zone pressentie pour une activité de services ou d’intérêt collectif (lot N°1),

- Une zone d’habitat composée d’habitations à densité moyenne mais de faible hauteur pour une bonne intégration dans le quartier (lot N°2),

- Une circulation traversant l’ensemble de la zone en intégrant la notion de déplacements doux.

 

Le 1er juin, l’AMI était publié. La date limite de réception des offres était le 31 juillet 2023.

A l’issue de cet AMI, un seul candidat formulait une offre : la SCABB.

Le projet de la SCABB consiste pour le lot N° 1 à implanter un service d’intérêt collectif, tel qu’une étude notariale à la place du Mille-club, à créer un espace de stationnements et de retournement des véhicules et à construire un bâtiment pour accueillir le stockage et l’hivernage des véhicules de loisirs de type camping-cars et/ou caravane.

Pour le lot N° 2, la SCABB propose de conserver le bâtiment de la Maison des Arts et des Sciences et de lui donner une vocation nouvelle. Les destinations envisagées par la SCABB sont :

- La création de trois gîtes d’une surface d’environ 80 m² chacun,

- La rénovation d’une salle commune tiers-lieux de 150 m² afin de recevoir divers événements,

- L’installation d’une MAM (Maison d’assistantes materne

- La création d’un logement de plain-pied de 160 m².

 

La SCABB propose également dans la zone du lot N° 2 d’aménager un quartier d’habitat innovant et durable en favorisant la mobilité durable.

Le montant de l’offre de la SCABB s’élève à 45 000 € TTC pour le lot N°1 et 155 000 € TTC pour le lot N° 2 soit un total de 200 000 € TTC pour les deux lots.

Le 5 septembre 2023, la Commission Ad ’hoc procédait à l’évaluation de l’offre et donnait un avis favorable au projet du candidat, considérant que leur offre répondait à l’AMI lancé par la Ville, que l’aménagement des deux lots était cohérent et que le bâtiment de la Maison des Arts et des Sciences était conservé et requalifié.

Le Pôle d’évaluation domaniale a estimé la valeur vénale du Mille-Club à 37 520 € HT et la zone de la Maison des Arts et des Sciences à 483 500 € HT.

La Commission Urbanisme et Développement Durable propose au Conseil Municipal :

- D’approuver la cession de la zone Mille-Club / Maison des Arts et des Sciences à la SCABB pour la réalisation de leur projet consistant à la requalification de la Maison des Arts et des Sciences, à l’aménagement d’un quartier d’habitat innovant et durable et le développement de projets de services à la population,

- De retenir l’offre de la SCABB d’un montant de 45 000 € TTC pour le lot N°1 et de 155 000 € TTC pour lot N°2 soit un montant total de 200 000 € TTC,

- D’autoriser M. Pascal PERRIN, Maire ou en cas d’indisponibilité un Adjoint délégué selon le tableau de signatures, à signer l’acte à intervenir.

 

 

Pour info ci-dessous la délibération du 6 avril 2023

 

 Conseil Municipal du 6 avril 2023

Projet de délibération

CESSION DE LA ZONE MILLE-CLUB – MAISON DES ARTS ET DES SCIENCES

La Ville d’Yzeure est propriétaire d’un certain nombre de bâtiments dont l’utilisation ou la performance énergétique nécessite de réorienter leur rôle ou leur devenir.

C’est notamment le cas du Mille club situé rue Jean Vidal dont la vocation associative a changé depuis sa construction à la fin des années soixante-dix. Plusieurs fois rénové, ce bâtiment à ossature bois est caractérisé par de mauvaises performances énergétiques. Il est aujourd’hui vétuste et économiquement très peu susceptible de retrouver des caractéristiques satisfaisantes. Il abrite aujourd’hui, de façon précaire et par opportunité un club de boxe. La conservation du bâtiment pose des questions alors qu’il mobilise un foncier d’environ 3 000 m², réparti entre sa propre surface, son parking de desserte et des terrains de boules lyonnaises et pétanque à l’arrière. Il se trouve en zonage UE affecté essentiellement à des équipements publics ou d’intérêt collectif. En cela, il est voisin d’installations sportives avec notamment la salle omnisport de Bellevue

C’est également le cas de la Maison des Arts et des Sciences situé 60 rue Parmentier. Ancienne école élémentaire Henri Laville, le bâtiment représente une surface de plancher supérieur à 1 000 m² et sera donc soumis aux exigences de performances énergétiques dites du décret tertiaire. Malgré des rénovations à la fin des années quatre-vingt-dix et début des années deux mille, destinées à le transformer en salle d’activités et d’expositions, le bâtiment de la Maison des Arts et des Sciences ne présente pas des caractéristiques très avantageuses pour satisfaire aux exigences énergétiques. Son comportement énergivore rapporté à une fréquentation proportionnellement faible a nécessité d’en décider la fermeture à compter du mois de septembre 2022.

Les estimations des coûts de chauffage et d’énergie ont démontré que même fermé et conservé hors-gel, le bâtiment aurait à l’avenir, en raison de la crise énergétique, un coût supérieur à celui de son exploitation dans les années avant crise. Cet élément est d’une grande importance pour démontrer que même dans une situation où les activités sont stoppées, il représente un coût difficilement supportable pour la collectivité. A l’extérieur du bâtiment subsiste une très ancienne structure préfabriquée (2 anciennes classes des années soixante) fermée depuis de nombreuses années et ne servant qu’à des fins de remisage d’objets artistiques ou de stockage. Ce bâtiment de conception très ancienne possède une couverture et des parois en fibrociment, technique constructive faisant appel dans sa composition à l’amiante. Désaffecté, ce bâtiment présentera un coût de démolition élevé s’il est considéré isolément. Sa démolition gagnerait à être englobée dans une opération plus générale.

Un bâtiment sanitaire extérieur au bâtiment principal, peu pratique d’accès se trouve dans la cour. La conception de cet ensemble immobilier peu performante et disparate, manquant de fonctionnalité, ne présente pas les caractéristiques rationnelles qui seront exigées dans l’avenir. L’ensemble établi sur une parcelle de 6 309 m² se trouve en zone UC, zone de densité moyenne essentiellement affectée à l’habitat, aux commerces, services et activités complémentaires.

A l’échelle du quartier, le site de la Maison des Arts et des Sciences est attenant au site du Mille club-boulodrome qui lui-même s’étend jusqu’à la zone sportive de Bellevue et à la salle omnisport. On est en présence d’un tènement cohérent dont un futur aménagement pourrait être avantageusement imaginé, dans une logique de continuité des déplacements doux et d’accès aux zones sportives, loisirs et zones d’habitat, tout en conservant un cœur de quartier aménagé autour d’une zone paysagère. C’est pourquoi, conformément à l’avis du bureau municipal du 31 janvier 2023, la présente question sera soumise au Conseil Municipal. Pour cela, un schéma d’orientation a été établi qui comporte trois axes d’aménagement :

- Une zone pressentie pour une activité de services ou d’intérêt collectif sur la partie située en zonage UE (environ 3 000 m²) avec accessoirement l’aménagement d’une aire de jeu de proximité aux abords de la zone naturelle conservée.

 

- Une zone d’habitat se substituant aux bâtiments obsolètes ou exploitant certains volumes dans une configuration différente, divisible en lots individuels et composée d’habitations à densité moyenne mais de faible hauteur pour en favoriser l’intégration dans le quartier existant.

- Une circulation traversant l’ensemble de la zone par un réseau compatible avec la notion de déplacements doux en une logique rue Parmentier / salle omnisport de Bellevue avec voie automobile retournée et parking permettant la desserte des différents lots. La circulation n’a pas vocation à constituer un accès raccourci à la zone sportive, en cela, elle ne communique pas avec la rue Jean Vidal.

 

Il paraît donc opportun de réaliser les valeurs d’actifs correspondant à ces biens et d’imaginer un futur aménagement de cette zone en mettant en œuvre un AMI (Appel à Manifestation d’Intérêt) avec une procédure ouverte par publicité.

L’AMI visera à la sélection d’un programme de logements et de services présenté par un opérateur immobilier. Cet opérateur devra démontrer sa capacité à acquérir le site et à y réaliser le programme sélectionné.

Il sera attendu du programme de construction qu’il contribue aux objectifs stratégiques suivants :

1- Intérêt urbanistique : densité, population, public potentiellement scolarisé, compatibilité avec la zone d’habitat.

2- Qualité environnementale du projet : type d’habitat, performance énergétique.

3- Qualité architecturale : insertion urbaine et paysagère

4- Attractivité et intérêt social du projet : valeur et notion de service de quartier

5- Rapidité de concrétisation et programmation proposée

 

Il sera attendu du candidat qu’il réalise un programme sur le foncier bâti, avec ou sans démolition. Le candidat sera invité à proposer un prix d’acquisition pour le terrain, prix qui ne pourra en aucun cas être inférieur à l’estimation domaniale faite par les services de l’Etat.

Les modalités de publicité de l’AMI pourront être les suivantes : affichage en mairie et sur le site internet, publication au journal local, « La Montagne » et dans le Ymag.

L’AMI porterait sur deux lots correspondant aux zonages avec possibilité de réponse groupée ou séparée.

La commission Ad’hoc serait composée en tant que membres à voix délibératives de : M. le Maire avec voix prépondérante en cas d’égalité, l’Adjoint Urbanisme et Habitat, la Conseillère Municipale déléguée aux finances, l’Adjoint à l’administration générale, la Conseillère au Développement durable, l’Adjoint à la culture, le Conseiller Municipal délégué à la coordination des actions municipales dans le quartier Bataillots-Pouzeux-Bellevue et deux élus de l’opposition soit neuf membres.

Le calendrier prévisionnel pourrait être le suivant :

- Publication : le 1er juillet 2023

- Date limite de dépôt des offres : le 31 juillet 2023

- Réunion de la Commission Ad’hoc pour le classement des offres : le 7 septembre 2023

- CUDD : 13 septembre

- Conseil Municipal décidant du parti d’aménagement et du choix du ou des attributaires.

Il est proposé à la Commission :

 D’approuver le lancement d’une procédure AMI avec publicité

 D’approuver les dates de procédure

 D’approuver la composition de la commission Ad’hoc

 De dire que les rubriques d’intérêt 1 à 5 formeraient les cinq sous-critères de notation du critère A (projet) et que le critère B serait le montant de l’offre.

 

 

Les résultats de cet AMI doivent être annulés :le descriptif ne correspond pas à la réalité :

En effet, et ce qui est loin d’être négligeable la présence d’un four gallo- romain devant l’école, déplacé par les services municipaux d’Yzeure à la demande et sous la surveillance de la DRAC  dans les années 2017 2018 depuis le quartier des grandes terrasses à Saint Bonnet ,n’est nullement signalée(four remarquablement reconstruit). Veut-on le faire disparaitre incognito ? Une mesure de protection urgente s’impose .Un four de poterie est installé dans le Bâtiment Maison des Arts et des Sciences et on  n’en parle pas.

Il en est de même pour les terrains de pétanque et de boules lyonnaises ignorés dans le descriptif pourtant de très bonne qualité, le terrain de boules lyonnaises est un des meilleurs de l’Allier. Il est toujours utilisé.

 

L’affirmation du coût de fonctionnement des locaux Maison des Arts et des Sciences par rapport à la fréquentation n’est nullement justifiée par des chiffres fiables.

 

Le pôle d’évaluation domaniale a estimé la valeur vénale du mille- club à 37520€ pour le lot 1 et 483500€ pour le lot 2, soit au total 521020€

Le montant total de l’offre de la SCABB s’élève à 45000€ pour le  lot 1 et 155 000€ pour le lot 2 soit 200 000€ au total

 

La somme proposée est ainsi inférieure de 521020€ -200000€ soit 321020€ de réduction par rapport à l’estimation domaniale (61,6%) ( au lieu de 78000€maxi :15 %de réduction possible) ce qui est inadmissible

En plus dans sa délibération du 6 avril 2023 (voir ci-dessus) le conseil municipal avait voté la phrase suivante

Il sera attendu du candidat qu’il réalise un programme sur le foncier bâti, avec ou sans démolition. Le candidat sera invité à proposer un prix d’acquisition pour le terrain, prix qui ne pourra en aucun cas être inférieur à l’estimation domaniale faite par les services de l’Etat.

 

D’ailleurs cette précision apportée dans la délibération, a pu dissuader d’autres entreprises à postuler ce qui pourrait expliquer la réponse d’une seule d’entre elles, que l’on retrouve dans d’autres projets Yzeuriens la SCAAB n’aurait jamais dû , d’ailleurs, faire cette proposition  non conforme à la délibération du 6 avril 2023 (voir ci- dessus en vert) au risque de la voir rejeter ce qui aurait dû être le cas. Qui a autorisé la SCAAB à  faire une proposition en dessous de l’estimation domaniale ?

En conclusion, nous demanderons l'annulation de cette délibération.

 

 

 

 

 

 

 

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Sixième période

Eh oui une initiative d’union résiliente se structure !

Comment éviter le naufrage ?

 Vue la nécessité de faire différemment, il est très probable que dès maintenant, une initiative se structure, formée autour d’une logique non partisane, portant les valeurs et les exigences de la société civile, hors de tout engagement dogmatique.
Cette initiative se préparera à chasser de leur citadelle, les seigneurs qui ont cru qu’il suffisait d’être installés dans les sièges de leurs prédécesseurs pour faire bien et que tout se passe sans efforts. Or il n’existe pas de logique écrite à l’avance et l’adaptation demeure plus que toujours une exigence nécessaire au quotidien. L’équipe actuelle a commis la grave erreur de croire qu’il suffisait de promettre la continuité, au moyen d’un slogan pour le moins décalé au sujet de la valorisation des acquis. Force est de constater que la continuité d’action promise rime plutôt avec continuité du déclin entamé en 2014. Personne n'avait d'ailleurs compris que le slogan qui consistait à annoncer une valorisation des acquis, en signifiait la liquidation par la vente. On ne sait même pas où est passée cette valorisation ni à quoi elle a été employée. Le slogan était un piège.
Devant ce constat de plus en plus partagé par un grand nombre, l’apparition d’une union résiliente pourra difficilement être évitée. Les Yzeuriens ne voudront pas assister au naufrage complet de leur collectivité et voir sous leurs yeux le bien commun se dilapider et les services dont ils disposaient disparaître.

.Le phénomène de réaction semble inévitable car son principe d’action sera libre de toute idée préconçue et regroupera des personnes compétentes, motivées par le juste maintien des services aux yzeuriens, dans des conditions réalistes.
Les opérations résultant de choix hasardeux engageant financièrement la collectivité sur des durées excessives ou des montages boiteux ne pourront qu’être reconsidérées, tant leur poids actuel semble pénaliser la situation budgétaire de demain.

 

 

 

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Un débat  artificiel , ridiculement chronométré, avait été instauré par la majorité pour évoquer situation et projets de la ville .Le groupe "Redonnons des couleurs à Yzeure "lors du Conseil de septembre s'est exprimé . Même le maire s'est rendu compte du peu d'opportinuité  de ce débat .La majorité sans idée,sans projets ne sait pas quoi dire .En fin de compte ce débat n'est que le prétexte à supprimer un conseil municipal du Calendrier de l'année puisqu'il faudra attendre le 16 décembre pour une nouvelle réunion du Conseil . Il y a peu de communes ,surtout de la taille d'Yzeure où les délais entre deux conseils municipaux sont aussi longs . La peur de la démocratie?  

Nous reviendrons au fil du temps sur les autres délibération de ce conseil du 28 décembre .
La ville d' Yzeure suit maintenant la technique périssolienne de prévoir des conseils interminables dissuadant le public de venir !

Volià notre texte en attendant de vous communiquer nos prises de positions sur les autres questions à l'ordre du jour.

Michel Claire:

Nous prenons ce moment de parole, pour revenir sur un bilan à mi-mandat qui nous interpelle. Certes le contexte de ces 3 dernières années fut particulièrement « compliqué » avec le COVID, puis la guerre en Ukraine, l’inflation et enfin la crise climatique qui s’amplifie chaque année.

Ce que nous avons surtout entendu c’est la rumeur et la peur qui saisit certain par rapport à l’état des finances de la ville. Entre la hausse des coûts de l’énergie et l’inflation des produits pour se nourrir l’inquiétude pour ne dire l’affolement amena vite à prendre des mesures discutables. Celles-ci se cumulèrent à des erreurs de gestion.

Était-il nécessaire de s’offrir en payant comptant le site du Haut-Barrieux, alors que des terrains, déjà propriété de la commune existent à proximité de nos écoles qui se désertifient ? Beausoleil, La Tireuse, Champ Moreau, etc.… représentent une surface qui pouvait recevoir autant que les 400 logements prévus.

Ensuite vendre la Maison des Arts ou le Mille club pour un projet qui peut se comprendre sont des opérations bien moins « rentable » outre le fait que des services ont été fermés. La crainte ne fait pas une politique et chacun devrait le savoir. Le patrimoine d’Yzeure accumulé depuis plus de 40 années est élevé et constitue un capital qui est une garantie pour l’avenir, même la Cours des comptes peut le considérer ;

Concernant le service de restauration sa qualité est appréciée par nos écoles, les centres de loisirs, la Gloriette mais aussi de nos voisin Moulinois. Mais était-il nécessaire de faire un service commun avec la ville de Moulins ? N’était-il pas plus élémentaire de faire simplement une prestation de service ? Pourquoi ne pas maitriser nos coûts, nos revenus, avoir le libre choix de notre gestion ? Aujourd’hui on facture au mieux à prix coutant. Nous pensons que c’est une erreur

La circulation dans la ville est devenue un enjeu, les difficultés aux abords des écoles, de la Place Jules Ferry sont connues. Pour résoudre les problèmes d’insécurité pour piéton, vélos et trottinettes, le prolongement du boulevard Louis GUILLOT vers la départementale 779 en stand-by depuis 10 ans est une action prioritaire à réaliser. Ainsi la départementale 12 faites il y a plus d’un siècle pour desservir le centre bourg sera détournée avec tous les véhicules de transit qui l’emprunte. Aujourd’hui elle passe à proximité d’un collège, d’un lycée et de 2 écoles primaires dans un centre qui s’est densifié.

 La com d’agglo finance les projets de réaménagement des centres bourg, malheureusement nous ne pourrons en bénéficier tant que cette anomalie ne sera corrigée.  La municipalité doit prendre ses responsabilités s’appuyer sur la com d’agglo et le département pour résoudre cette anomalie et réhabiliter la place Jules FERRY.  Ne seront pas non plus « opérant » les plans de circulation des mobilités douces : à quoi bon tracer des itinéraires qui au lieu d’aller directement d’un point à l’autre, font des détours comme le fameux Chaucidou qui part d’Yzatis pour monter par le Boulevard F Mitterrand et redescendre au Champ Daillant : aucun élève de La Plaine Bodin n’emprunte cet itinéraire pour aller à F. Villon ou au centre, même les élus prennent la D 12 (route de Montbeugny) pour aller à la mairie. Alors concevoir un plan mobilité ainsi en rallongeant les itinéraires c’est faire de la mobilité punitive.

De nombreux concitoyens éprouvent un sentiment de déclassement dans la société le manque de perspective d’une vie normale quand on est dans des quartiers défavorisés, les familles, les jeunes connaissent ce sentiment d’inégalité. Beaucoup ont passé les vacances sans occupation, sauf quelques activités qu’ils pratiquent sur les terrains du Plessis. Moins de vingt adolescents étaient inscrits aux animations proposées par la municipalité. Elle est loin l’époque où la Salle Balavoine faisait le plein durant l’été, que le plan d’eau des Ozières grouillait d’activité avec des familles entières sur son pourtour et dans l’eau ! Aujourd’hui, si le site est encore fréquenté, ce n’est pas par les résidents du quartier qui peinent à boucler les fins de mois et encore moins les jeunes qui ne trouvent pas ce qui leur convient.

La fermeture de la salle de sport à Yzatis est aussi un passif, qui outre le fait d’alléger encore les effectifs du personnel supprime un service qui était très apprécié, notamment des retraités et personnes a mobilité réduite.

Manifestement nous ne répondons pas aux attentes ! Occuper les jeunes, donner des loisirs aux familles défavorisée c’est du social, et le social c’est plus de tranquillité pour tous : nous avons vu cet été ce que deviennent les quartiers ou plus rien n’est proposé.

En ce moment le sport est annoncé à l’éducation nationale comme grande cause nationale en 2024, cela semble être une bonne initiative, encore faut-il la transformer et l’accompagner. Il est encore temps d’utiliser ce moment privilégié pour mener une réflexion sur le sens du sport, ses valeurs, ses fonctions, et son rôle dans notre société.

Rappelons que le sport ne doit pas s’appréhender uniquement pour ses bienfaits de l’activité physique sur la santé.  Le sport participe à l’éducation, à l’intégration, au renforcement du lien social.

Le sport a aussi besoin de proximité et les clubs Yzeuriens ont toute leur place dans ce contexte, on doit les aider, les soutenir dans leurs actions de solidarité, leurs interventions en période de vacances, dans les quartiers est primordial.

Le sport par ses résultats est aussi une vitrine pour la collectivité, un facteur de motivation pour la jeunesse lorsqu’il brille et obtient de bons résultats, certes cela a parfois un coût qui doit être apprécié. Sur ce sujet on ne peut que regretter la dégringolade du football féminin qui au contraire de son homologue masculin était moins dispendieux, et permettait à une large partie de la population de s’identifier à lui. Lors du dernier conseil municipal, je disais concernant le MYF:  la fusion de deux équipes phares de l'agglomération, n'a pas été une grande réussite, forcer le destin, n’est pas la meilleure solution aujourd'hui le résultat est désastreux. Alors avons nous aussi les moyens d'avoir du sport de haut niveau ? C’était la question du débat, et la 2e question était : et pourquoi le football masculin et pas un autre sport ? Contrairement à la réponse donnée je n’ai pas renié mon opinion qui était la disparité entre les différentes disciplines ou équipes et le manque de soutien pour certains même si beaucoup ont d’excellents résultats.

Vouloir du spectacle avec le sport et donc du haut-niveau cela a un coût, jusqu’où faut-il aller ?

Il faut bien en mesurer les conséquences et les retombées sur l’économie comme pour l’arrivée du Tour de France dont on a tant parlé. Cette belle manifestation a certes du retentissement et mérite d’être accueillie mais l’on doit aussi avoir de la retenue dans l’exposition de ses bienfaits. Un évènement sur médiatisés dont on prend pour argent comptant les annonces faites de ses retombées financières sur les économies locales. Celles-ci sont souvent avancées par les organisateurs et bien surévaluées et non vérifiées. Il faut dire que grâce aux subventions et financement des collectivités les heureux prestataires de l’évènement sont eux aux premières loges pour les profits ; être actionnaires dans l’évènementiel est plus rentable aujourd’hui qu’actionnaire sur les autoroutes, c’est peu de dire que l’argent public n’est pas toujours bien orienté.

 

Pour conclure ce 3e débats de politique générale réclamés par l’opposition de droite, je dirais que cette démarche ne nous semble pas des plus pertinente et nous considérons que les commissions, les conseils municipaux, sont les moments naturels ou doivent s’affronter les opinions et avis différents.