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Nous publierons quelques images de la Grande Guerre 1914 1918 en lien avec notre agglomération. Aujourd'hui Alphonse Pégoud,une rue d'Yzeure porte son nom.

Histoire

Adolphe Pégoud :
“Le voltigeur”

adolphe-pegoudTombé aujourd’hui dans un relatif oubli pour le grand public, l’aviateur Adolphe Pégoud était une véritable vedette dans les premières années de l’aviation, avant la guerre de 14/18. Remarquable pilote, il ne volera toutefois que deux ans, mais suffisamment pour laisser son nom dans l’Histoire. Petit retour en arrière sur un aventurier des airs pas comme les autres.

Adolphe Pégoud, de son vrai nom Célestin Adolphe Pégoud, est né le 13 juin 1889 à Montferrat dans l’Isère au sein d’une modeste famille d’agriculteurs  dauphinois. Élève brillant, un rien aventurier, le jeune Adolphe ne se voit pas du tout reprendre l’activité paternelle et se rêve en voyageur. Il s’engage donc dans l’armée à l’été 1907. Gravissant petit à petit les échelons dans la cavalerie française, notamment en passant par les troupes coloniales, Pégoud découvre réellement le monde des airs en octobre 1911 lorsqu’il participe à son baptême de l’air, en place arrière d’un monoplan Demoiselle.

C’est  pour lui une révélation, il sera aviateur. Protégé de Louis Carlin, un des premiers pilotes militaires français et cavalier comme lui, Pégoud commence à s’intéresser au pilotage. Redevenu simple civil en janvier 1913 il apprend le pilotage auprès de Louis Blériot, toujours sous la houlette de son ami et mentor Louis Carlin. En mars de la même année Pégoud obtient son brevet de pilote.

Il est engagé par Blériot pour des essais en vol divers et variés. A cette époque il se passionne pour une toute nouvelle activité aérienne, la voltige. Tous azimuts il s’adonne à cette lubie, repoussant sans cesse les limites de ses avions. Et la consécration arrive le 2 septembre 1913 lorsque à Juvisy-sur-Orge en banlieue parisienne il réalise la première véritable boucle inversée. Adolphe Pégoud vient d’inventer le looping. Celui qui maîtrisait déjà pleinement le tonneau démontre aux journalistes, et donc au monde que l’on peut voler « la tête en bas ». Son succès est alors entier, il est reconnu comme un des plus grands pilotes de son temps.

Alors qu’il se prépare, à la demande de Blériot, a réaliser une tournée promotionnelle aux Etats-Unis et au Canada Adolphe Pégoud est mobilisé. La France vient d’entrer dans la Première Guerre mondiale. Fort heureusement pour lui le cavalier sera aviateur. Affecté à la défense aérienne de Paris Adolphe Pégoud est un pilote acharné, passionné, et finalement un peu aventureux. Toujours aussi adulé il est le premier aviateur français à recevoir le 18 juillet 1915 le titre « d’as ».

Le 31 août 1915 lors d’un simple vol de reconnaissance dans l’est du pays à Petit-Croix il tombe sous les balles d’un Aviatik allemand. Adolphe Pégoud est tué sur le coup d’une balle en plein cœur. Chevalier de la Légion d’Honneur, récipiendaire de la Croix de Guerre, Pégoud était un des grands pilotes de son temps, et il travailla durement pour accroître la sécurité des aviateurs.

Source : Avions Légendaires

      La comète Macron, née sur l’explosion des partis politiques issus du monde dit « ancien », n’en finit pas, par la rapidité de sa désagrégation, de laisser des nuages de déceptions et d’inquiétudes dans sa trajectoire incertaine.

Double méprise !

      Dans l’électorat traditionnel des partis de gauche, et principalement du parti socialiste, de nombreux électeurs de Macron se sentent déboussolés et trompés par ce qu’ils ont cru être une nouvelle vision de la société française : ceux qui, dès le premier tour de la présidentielle, ont choisi Macron comme rempart à une domination – possible - de l’extrême droite ; ceux qui, au deuxième tour, face à Marine Le Pen, ont reporté leur suffrage sur le candidat « démocratique » qui avait accompagné François Hollande pendant son quinquennat.

      Pour tous ces électeurs socialistes, voter Macron, c’était faire le seul choix qui semblait crédible face à l’extrême droite avec la conviction que, dans la situation où se trouvaient les forces politiques, il fallait donner au Président de la République suffisamment de soutien pour résister ensuite au clan Le Pen ; avec le sentiment aussi que, si Macron échouait, la prochaine échéance de 2022 serait promise aux extrémistes de droite, les partis  républicains traditionnels ayant échoué l’un après l’autre, à gérer la situation et répondre aux préoccupations des citoyens et aux enjeux de l’avenir.

Double déception, parce que double imposture !

      Qu’en est-il aujourd’hui de ces illusions ?

      Chaque jour apporte son lot de décisions irresponsables et improvisées, de conduites autoritaires ou inconséquentes, de mépris des citoyens et de leurs préoccupations quotidiennes, de morgue envers ceux qui ne partagent pas les certitudes du pouvoir ; chaque jour, des engagements sont annoncés où l’injustice économique sert de ligne directrice, où des territoires sont négligés, où les dispositifs de taxation tiennent lieu de politique environnementale ; régulièrement, des rapports d’experts constatent que les profits issus des efforts de tous n’ont jamais autant bénéficié aux très riches pendant que la majorité de la population est appelée à réduire son pouvoir d’achat et plus grave, ses revenus ! Qui subit la hausse des taxes sur les carburants ? Qui pâtit de la hausse de la CSG, de la baisse de l’APL, de l’augmentation des mutuelles liées aux promesses de campagne ? Qui est montré du doigt pour ne pas se satisfaire de n’importe quel travail, pour ne pas se contenter des subsides régulièrement remises en cause ? Qui est fustigé pour polluer avec le diesel, pour se plaindre de vivre dans des quartiers abandonnés ? Qui est critiqué pour « râler » sans cesse devant les difficultés quotidiennes, à l’image, méprisante et périmée, de « Gaulois » rustres et inconvenants ? Et que dire d’une politique étrangère, plus sensible aux intérêts économiques d’un capitalisme débridé qu’aux enjeux humains et de solidarité ?

      Quant à la grande espérance d’une nouvelle morale, de nouvelles méthodes, pour renvoyer aux oubliettes les imperfections ou les travers des anciennes politiques et de leurs acteurs, il n’aura pas fallu un an et demi pour constater la deuxième imposture : Macron et sa bande peuvent être renvoyés au rang de politiciens nés de l’avant-dernière pluie au siècle dernier. Pire, ce sont certaines lignes blanches du bien vivre en société, jusqu’à maintenant préservées, qui sont franchies par une ambition démagogique de briser des tabous et des codes soi-disant désuets, porte ouverte aux plus fragiles pour justifier des conduites personnelles inconséquentes et dangereuses.

      Et maintenant, qui offrira dans trois ans une perspective démocratique, humaniste et juste capable de s’opposer aux extrémismes ? La cartouche Macron est partie en fumée et se révèle incapable d’inventer un cadre nouveau pour une société française soi-disant dépassée. L’extrême-droite s’imposera alors comme la seule solution qu’on n’a pas encore essayée. Vouloir renverser tout ce qui existe constitue un objectif à très court terme et n’est pas une fin en soi ; la grandeur d’un homme politique, c’est d’être capable de proposer une alternative qui repose sur une réflexion et une vision de la société à long terme, et non sur des slogans démagogiques et une ambition sans contrainte.

Roland Fleury

Projet de rapprochement entre

Moulins Habitat, l’OPAC  de Commentry et France Loire

Fait générateur :

Le projet de loi sur l’Evolution des Logements de l’Aménagement et du Numérique dit projet de loi Elan approuvé le 16 octobre 2018 par le Sénat après adoption à l’Assemblée devrait être promulgué fin décembre ou début 2019.

Le logement social et l’une des thématiques abordées dans cette loi qui a pour but d’assouplir les conditions de ventes des logements HLM. L’objectif étant de passer à 40.000 contre actuellement 8.000 le nombre des logements HLM mis en vente.

(Les conditions de vente étant les suivantes : les occupants seront prioritaires en cas de cession. La vente en bloc de logements sociaux à des acteurs privés sera autorisée. Toutefois les maires des communes déficitaires en logements sociaux disposeront d’un droit de véto. Les logements cédés resteront comptabilisés durant 10 ans dans les quotas imposés par la loi SRU même pour les communes qui ne respectent pas la législation. Le produit de la vente devrait être restitué à 50 % à la collectivité permettant ainsi d’y pérenniser la présence de bailleurs sociaux).

Actuellement 4,8 millions de logements sociaux sont gérés par 861 bailleurs. Dès 2021, les organismes HLM gérants de moins de 12.000 logements devrons intégrer un groupe d’organismes afin de mieux entretenir l’existant et de financer la construction de nouveaux logements.

Impact pour Moulins Habitat :

Alors que dans l’Allier le parc de logement social est de 19.574 logements (référence année 2016),  Moulins Habitat, OPAC (Office Public d’Aménagement et de Construction) depuis 1997 détenu à 100 % par la mairie de Moulins  est directement concerné du fait de sa taille (4.228 logements). Une association avec l’OPAC de Commentry (952 logements) et France Loire filiale du groupa Arcade qui gère un parc de 15.800 logements dont 2.806 dans l’Allier est programmée.

Cette nouvelle structure de 8.000 logements ne répondant pas aux critères de la loi Elan, serait adossée au groupe Arcade (patrimoine de 140.000 logements, 2000 collaborateurs et 5.000 logements construits par an) dont France Loire est filiale. Ce groupe crée en 1979 par Pierre André Périssol composé de deux pôles : (un pôle social et un pôle privé) a une stratégie de développement qui repose sur deux piliers : croissance et performance.

« Poursuivre sa croissance en renforçant son actionnariat au travers de nouvelles alliances et en accueillant de nouvelles sociétés en son sein pour conforter sa présence dans toutes les régions » telle est une de ses perspectives décrite sur sa plaquette de présentation afin de « réussir la transformation imposée par le Gouvernement pour construire le monde HLM de demain »

Cette volonté se concrétise d’ores et déjà par la création en 2017 d’une entreprise sociale pour l’habitat (ESH) avec Croix Rouge Habitat à parts égales pour une production de 65 établissements en 5 ans. (Ces programmes immobiliers s’appuyant sur du foncier appartenant à la Croix Rouge et la maîtrise d’ouvrage confiée au groupa Arcade). Caroline Cussav assurant la présidence du Conseil d’Administration aux côtés de P. A Périssol nommé Vice–Président.

Montage de l’opération :

Le regroupement se fera au sein de la Société Coopérative Evoléa (filiale de Moulins Habitat destinée à l’accession sociale à la propriété présidée par Hubert Gomot d’autre part vice-président de Moulins Habitat) transformée en Société Coopérative d’Intérêt Collectif d’HLM qui permet une mise en place de collèges d’associés et une souplesse de gestion à la fois d’un patrimoine locatif et l’accession à la propriété.

« C’est ainsi que cette société coopérative ainsi constituée fera partie intégrante d’un groupe HLM, le groupe Arcade, celui-ci exerçant, sur ladite société une influence notable au sens de l’article L233-17-12 du code du commerce » P.A Périssol.

Ainsi l’OPH Moulins Habitat et l’OPAC de Commentry seront liquidés par l’apport de leur patrimoine en 2020 avec attribution de titres correspondants au niveau de leur apport. Le patrimoine du secteur Allier de France Loire sera acheté d’une part en cash d’autre part par l’attribution de titres de société (25 % des droits de vote pour Arcade).

L’article L 443-7 du CCH (code de la construction et de l’habitat) prévoit que ces décisions d’aliénation de logements sociaux doivent faire l’objet d’une autorisation de l’Etat. Le Préfet doit donc consulter les collectivités publiques (communes d’implantation et collectivités de rattachement des offices) qui ont accordé un financement et/ou leurs garanties d’emprunts.

A savoir que selon le représentant du service logement de la Direction Départementale des Territoires de l’Allier (DDTA) « si une commune refuse de donner son accord, le rapprochement se fera de fait et la commune ne pourra qu’en prendre acte ».

La répartition des collèges :

5 collèges d’associés avec une répartition de vote suivante aux assemblées générales :

Collège « communautaire »                                             40 % des droits de vote

¤ Moulins Communauté

Collège « Collectivités locales-Communes »                10 % des droits de vote

¤ ville de Commentry

Collège « Partenaires socio-économiques »                 25 % des droits de vote

¤ France Loire et associés minoritaires (Arcade):

Collège  « Salariés »                                                          15 % des droits de vote

Collège « Usagers »                                                          10 % des droits de vote

 

Le Conseil d’Administration composé de 18 membres (durée de fonction de 6 années) avec la répartition des sièges suivante :

1 membre collège « salariés »

3 membres collège « Usagers »

7 membres collège « Collectivités locales-EPCI avec un siège exclusivement dévolu au représentant permanent de Moulins Communauté

3 membres collège « Collectivités locales-Communes » dont un siège exclusivement réservé au représentant permanent de la ville de Commentry

4 membres collège « Partenaires socio-économiques » avec un siège exclusivement dévolu au représentent permanent de France Loire

 

Impact sur l’emploi au 1er juin 2018 - 128 collaborateurs    86 Moulins Habitat

                                                                                                          16 OPAC Commentry

                                                                                                          26 France Loire

verront leur changement de statut par un transfert vers le statut de salarié de droit privé à rémunération équivalente dès juillet 2019.

NOTES

Le volet « aménageur » de Moulins Habitat n’est pratiquement jamais évoqué notamment pour le parc logistique de Montbeugny qui n’est pas une mince opération. Dans les 2èmes et 3èmes considérant de la délibération du Conseil Communautaire du 05/07/2018 il est dit que par rapport à Moulins :

« afin de renforcer l’efficacité de la gestion de son bailleur social, également aménageur et opérateur foncier, lui assurer la poursuite de la restructuration de son patrimoine…. ».

Le fait de glisser cette qualité est-il suffisant ?

D’autre part dans l’article 3 alinéa 14 des statuts d’Evoléa il est dit que la société a pour objet social « de réaliser pour son compte en vertu d’une convention passée avec une collectivité territoriale ou un EPCI compétent en matière d’aménagements, les actions ou opérations d’aménagement définies par le code de l’urbanisme.

Tout cela est bien flou sur ce que représente le volet d’aménageur dans le patrimoine et le bilan de Moulins Habitat. Rien n’est dit sur le chiffrage du transfert.

Enfin quid des garanties d’emprunt des communes aussi bien pour le logement que pour les projets d’aménagements ?

Sur un plan plus général la critique la plus sérieuse de cette loi Elan consiste à dire que « le gouvernement pour résoudre le mal-logement a proposé de faire du logement social un produit financier, de détruire les outils garants de la qualité urbaine, de la mixité sociale et de la préservation du patrimoine ».

Tout laisse à penser que sur le plan local, le projet de rapprochement prépare ce volet « produit financier » de par son montage introduisant dans le partenariat ce grand groupe qu’est Arcade. Il s’agit donc bien d’une privatisation partielle des offices concernés.

J. Bodard - G. Chambefort

 

Musée Anne de Beaujeu : remarquable exposition.

"A la pointe du portrait"

Un superbe ouvrage a été édité à cette occasion aux Editions Faton.

Moulins, musée départemental Anne de Beaujeu, 20 octobre 2018 - 15 septembre 2019.

Victoire du Football club Féminin d'Yzeure 2 à 1 contre Nancy (7 victoires et un nul). Le FFY occupe provisoirement la tête de sa poule devant Marseille qui joue demain.

Victoire du MY Foot a ROMORATIN (1 à 0). Il occupe la deuxième place du classement.